vendredi 29 juillet 2011

Terezin Plage, Dommage !

Terezin Plage est un énième roman sur la deuxième guerre mondiale. Nous y rencontrons Daniel Faigel, médecin dans le camp de Theresienstadt, colonie juive modèle, mais qui en réalité se trouve être une zone de transit pour les camps d'exterminations. Le roman se construit autour de cette période mais également autour de souvenirs plus anciens, lorsque Daniel était enfant (malheureuse, l'enfance), avec comme point central, une histoire d'amour qui finira mal (malheureuse, l'histoire d'amour). 
Bref, Terezin plage accumule les horreurs, entre les SS pas sympas, vulgaires et alcooliques, les juifs malades ou morts, la maman aliénée et la fiancée sur le point de rendre l'âme. Pas de nuances, des descriptions absolument inutiles et du pathos, digne d'un téléfilm sur France 2 ou pire sur TF1 !!
Ce roman avait l'air attirant avec ses deux sélections pour le prix Fnac et le prix européen Chapitre (toujours se méfier des prix). Rien de tout ça, un premier roman à ne pas acheter, ce serait un perte d'argent et de temps.
INUTILE !


Terezin Plage, Morten Brask, éd. Presse de la Cité 20 €

dimanche 24 juillet 2011

Désolations et Drame en Alaska

Définition Désolation : profonde affliction, grande peine.
définition Désolé : attristé, peiné.

"Au petit matin, le vent se leva. Encore noir, dehors. Elle (Irène) resta étendue sur le dos. Elle ne cherchait plus le sommeil. Laissait juste la douleur lui marteler le crâne, s'y laissait flotter, sentait les larmes couler de ses yeux mais n'y attachait aucune émotion particulière. Une sensation globale de tristesse, ou de désespoir, de vide, mais pas ce qu'on pourrait appeler un sentiment. Trop fatiguée pour cela. Attendre que la lumière soit, que la journée commence pour pouvoir enfin se lever et s'activer. Faire quelque chose pour passer le temps."


En Alaska, Gary tente de s'approcher de sa quête d'absolu en construisant une cabane en bois, sur une île, dans la péninsule de Kenai. Sa femme Irène, le suit dans son projet, sans enthousiasme, écrasée par des maux de tête qui la rendent apathique. Au fur et à mesure de l'avancée des travaux, le couple s'effrite, se reprochant mutuellement leurs vies désolantes, faites de frustrations et de non-dits. 
Dans ce huis-clos à l'atmosphère glaciale, Rhoda, leur fille spectatrice de ce délitement, se rassure du mieux qu'elle peut dans sa relation avec Jim. Leur fils Mark, quant a lui, s'exclut de cette famille,  en vivant en éternel adolescent, lointain et fuyant. Ressentiment, rancoeur et désespoir assaillent ces personnages ancrés dans leurs tourments jusqu'à tomber pour l'un d'entre-eux, dans la folie. Là encore, la construction est admirable, la tension monte lentement et progressivement, la description de cet isolement dans un espace rude et inhospitalier noircit l'intrigue et la psychologie des personnages. Pas de possible embellie pour ces personnages qui trimballent leur peine.
Vous l'aurez bien compris, David Vann nous offre une pépite noire, un ouvrage très sombre, entrecoupé de chapitres plus divertissants -le récit de voyage de pêcheurs ou les parties de jambes en l'air de Jim- où se côtoient les thèmes chers à l'auteur à savoir la solitude, la famille synonyme d'insécurité, la nature extrêmement présente, dominatrice et sauvage. David Vann signe là encore un très grand roman.
J'avais peur d'être déçue par ce nouvel opus vu l'admiration que je porte à Sukkwan Island. Mais Désolations est pour moi, un autre chef-d'oeuvre, certes sans prise de risques, mais tout aussi remarquable. J'ai adoré Désolations et si vous aussi, vous avez aimé Sukkwand Island, vous allez certainement dévoré Désolations, un des livres de la rentrée dont on parlera. Pour moi, la lecture de ces deux ouvrages place leur auteur dans la liste des auteurs phares du XXIe siècle.





Ce qu'en dit la presse : 

Tout ce qui a fait de Sukkwan Island un ouvrage si puissant et si justement encensé se trouve ici plus dense et plus profond... Portraits de vies déçues et de rêves brisés, Désolations est plus intense encore que le dernier ouvrage de Jonathan Franzen qui, en comparaison, ressemble à un soap opera.  
The Times
Désolations explore des territoires qu'aucun autre roman ne parvient à effleurer. Avec l'exactitude magnifique de sa prose, son regard infaillible pour le détail, David Vann nous transporte en un endroit plus profond, plus originel, bien plus éblouissant de vérité que le monde éclairé par le soleil.
The New York Time Book Review

Boulversant, puissant...Poser ce livre pourrait vous épargner, mais il vous sera impossible d'en arrêter la lecture, tout comme il vous sera impossible d'en refuser la vérité.
Los Angeles Time


Désolations, David Vann éd. Gallmeister 23 € (Parution le 25/08/2011)
Sukkwan Island, David Vann éd. Gallmeister coll. Totem 8 € (Parution le 25/08/2011)

samedi 16 juillet 2011

Des Coches, des Poches : la Millie liste (2)



Les étrangers :
- Soufi mon amour, Elif Shafak éd. 10/18 (Turquie)
- La ferme des Neshov (la suite de Terre des mensonges), Anne B. Ragde éd. 10/18 (Suède) 
- L'Antartique, Claire Keegan éd. 10/18 (Irlande)
- La fin, Salvatore Scabona éd. LGF (Italie)
- Vice caché, Thomas Pynchon éd. Points (Etats-Unis)
- Shim Chong, fille vendue, Hwang Sok-Yong éd. Points (Corée du sud) 
- Ru,  Kim Thuy éd. Piccolo 7 € (Viêt-Nam)
- Sukkwan Island, David Vann éd. Gallmeister 8 €
Les francophones :
- Antoine et Isabelle, Vincent Borel éd. Points
- Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé éd. J'ai Lu
- Une année étrangère, Brigitte Giraud éd. J'ai Lu
- Le ciel de Bay City, Catherine Mavrikakis éd. 10/18 (Etats-Unis)

vendredi 15 juillet 2011

Des Pistes, des Livres : la Millie Liste

Voici la liste Top Priorités des livres que je dois lire pour la rentrée. C'est dur. Je sais, j'ai les yeux plus grands que le ventre. A chaque fois, c'est pareil, je vais en laisser un peu... pas trop, j'espère. C'est pour ça que j'en parle, pour mieux digérer la rentrée et ses, combien déjà ? 654 romans français et étrangers qui paraîtront en août et septembre, ou octobre pour quelques-uns !!! Arrêtons le massacre Messieurs les éditeurs, c'est beaucoup trop ! Comment fait le libraire parmi cette accumulation ? Il choisit. Et comment il choisit ? Pour ma part, je sélectionne en faisant un mélange entre expérience et ressenti. Je prends en quantité les auteurs connus et reconnus, les auteurs dont on sait qu'ils auront du succès auprès d'un plus grand nombre, mes auteurs préférés, les romans qui ont pu marquer cette catégorie de représentants lucides et honnêtes -ces tontons que j'adore qui sillonnent la route- et le roman qui nous fait dire, Ah !! celui-ci je sens que je vais l'aimer. Le choix par éditeurs s'applique également : Gallimard, Denöel et d'ailleurs, Phébus, Actes sud, Sabine Wespeiser, Gaïa, La Cosmopolite chez Stock, Gallmeister, 13e Note, Zulma, Picquier, Liana Levi, Viviane Hamy, Minuit. Vous savez tout. Le libraire est l'un des acteurs culturels qui apporte du lien, du partage. Alors, partageons mes chers lecteurs et chères lectrices !
Je vous présente mon choix sous forme de liste, autant de pistes, un avant-goût  :

Les étrangers : 
- Désolations, David Vann éd. Gallmeister, 23 € (Canada) 
- Sanctuaire du coeur, Duong Thu Huong éd. Sabine Wespieser 28 € (Viet Nam)
- Persécution, Alessandro Piperno éd. Lian Levi 22 € (Italie)
- Accabadora, Michela Murgia éd. Seuil  (Italie)
- Dire son nom, Francisco Goldman éd. Christian Bourgois 19 € (Etats-Unis)
- Les étoiles dans le ciel radieux, Alan Warner éd. Christian Bourgois 25 € (Ecosse)
- Scintillation, John Burnside éd. Métaillié 19 € (Ecosse)
- Room, Emma Donoghue éd. Stock 21,50 € (Irlande)
- Le pied mécanique, Joshua Ferris éd. Lattès 22 € (Etats-Unis)
- Sunset, Paul Auster éd. Actes Sud 19,50 € (Etats-Unis)
- La maison de Sugar Beach, Helen Cooper éd. Zoé 22 € (Liberia)
- Les oreilles de Buster, Maria Ernestam éd. Gaïa 24 € (Suède)
- Muse, Joseph O'Connor éd. Phébus (Irlande)
- Terezin plage, Morten Brask éd. Presses de la Cité (Danemark) 
- Galveston, Nic Pizzolatto éd. Belfond (Etats-Unis)
- La répétition, Eleanor Catton éd. Denoël 22 € (Canada)
- Fauna, Alissa York éd. Joëlle Losfeld 22,50 € (Etats-Unis)


Les francophones :
- Rouler, Christian Oster éd. de L'Olivier
- Le Turquetto, Metin Arditi éd. Actes Sud 19,50 €
- Inverno, Hélène Frappat éd. Actes Sud 16 €
- La faute de goût, Caroline Lunoir éd. Actes Sud 16 €
- Retour à Killybegs, Sorj Chalandon éd. grasset 
- Les souvenirs, David Foenkinos éd. Gallimard 18,50 €
- Pas d'inquiétude, Brigitte Giraud éd. Stock 19 €
- Les villes de la plaine, Diane Meur éd. Sabine Wespieser 23 € 
- Le héron de Guernica, Antoine Choplin éd. Le Rouergue 16 € 
- Des fourmis dans la bouche, Kadhi Hane éd. Denoël 19 € 
- La belle amour humaine, Lyonel Trouillot éd. Actes Sud 17 €

vendredi 8 juillet 2011

Nouveautés de Juillet en 10/18


Cet été, ne résistez pas  aux poches, pour 2 10/18 achetés = 1 offert* parmi une sélection de 5 titres. 10/18 reste et restera mon chouchou. Tous les bons titres parus en grand format, se retrouvent chez cet éditeur. Le plus beau catalogue en matière de littérature étrangère, unique, diversifié, inspiré, grâce aux rachats de titres venant de maisons d'éditions aussi intéressantes que Belfond, Christian Bourgois, Sabine Wespieser, Phébus, Héloïse d'Ormesson.



Et maintenant, voici ma propre sélection, rock n'roll, sensible, drôle ou dépressive, courrez pour vous les procurer les yeux fermés et les mains dans les poches :
- Tous les ouvrages de Nuala O'Faolain, cette auteure irlandais d'une rare émotivité. Il faut commencer par On s'est déjà vu quelque part ? puis, Chimères et J'y suis presque qui est une trilogie. Et les autres bien sûr... L'histoire de Chicago May et Best Love Rosie.
- Tous les ouvrages de Colum McCann dont l'humanité et la précision vous raviront : Les saisons de la nuit sur les "petites gens" à New York, Zoli, poétesse tzigane, Danseur ou la vie romancée de Nouréev.
- Tous les titres de John Fante et de son fils Dan, avec une spéciale dédicace pour Mon chien stupide. C'est drôle, corrosif, ironique, noir comme peut l'être Carver.
- Les ouvrages de Jim Harrison (en particulier Dalva) et de Hubert Selby Jr (en particulier Le démon)
- Outside Valentine, de Lisa Ward.
- Mauvaise pente, Keith Ridgway
- L'affaire de Road Hill House, Kate Summerscale
- La pissotière, Warwick Collins
- La famille Lament, George Hagen
- Wisconsin, Mary Relindes Ellis
- Toutes les familles sont psychotiques, Douglas Coupland
- La conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole
Toutes les éditions de Jane Austen, bien évidemment.

Bel été à vous tous et bonne lecture !

Nouveauté de Juillet en BABEL

Quel homme, quel panache, quel acteur ! mais pourquoi se fourvoyer dans une pub dont le propos épouse le luxe, modeste moine ! besoin d'argent ?

mardi 28 juin 2011

Un été avec les Poches Pleines !



Voici une sélection de livres de poche pour les vacances qui arrivent à grand pas. Après cela, j'attaque la lecture des romans de la rentrée littéraire. Déjà une quinzaine de titres empilés sur un coin du coffre qui me sert de table de chevet, je ne sais pas comment je vais m'en sortir !

Pour les sensibles, La pluie avant qu'elle ne tombe de Jonathan Coe, l'auteur anglais qui incarne le mieux l'élégance à mes yeux. Il faut impérativement lire ses romans dont la grâce et le raffinement vous laissent sans voix. Peu importe le sujet, il l'enveloppe d'un écrin de velours. Ici, dans ce roman singulier, vous rentrerez dans le sanctuaire de trois générations de femmes qui portent en elles, le poids du passé.

Pour les militantes, America America d'Ethan Canin dans lequel se croisent les destins de deux hommes. Celui de Corey, jeune homme qui vivra une ascension sociale spectaculaire grâce à la puissante et néanmoins généreuse, famille Metarey et ; celui du sénateur Bonwiller, en campagne présidentielle, dans les années 70. Revenant sur son passé avec tout le recul nécessaire, le narrateur nous parle ici, de complexité, de vanité, de luxure, de scandales liés à cette campagne qui incarne à cette époque, une nouvelle façon de penser la politique. Engageant et historique.

Pour les plus hardies, L'affaire de Road Hill House de Kate Summerscate. Il s'agit de s'immiscer dans l'alcôve d'une famille bourgeoise à l'époque victorienne, ce qui ne semble pas être évident à cette époque. Pourtant c'est ce que l'auteure réussit, avec excellence dans ce roman policier à la fois essai et documentaire. Troublant et captivant.

Pour les jouisseuses, L'art de la joie de Goliarda Sapienza. Presque un siècle d'histoire italienne parcouru dans cette fresque, au travers le regard de notre héroïne, femme éprise de liberté, féministe, poétesse, avant-gardiste, indépendante et passionnée. Un récit éclatant et sulfureux.

Pour les romantiques, Martin Eden de Jack London, considéré comme Le chef-d'oeuvre  de  l'aventurier non sans hasard puisqu'il est le plus autobiographique de ses ouvrages. Il raconte l'histoire d'un marin illettré, devenu écrivain célèbre par ténacité. Cette fulgurante ascension sociale finira inexorablement par un drame. Tragique et beau à la fois.

Pour les mystérieuses, découvrez ce court et sublime roman Les locataires de l'été de Charles Simmons. Lire ce roman, c'est comme regarder un vieux film américain des années 60 : une époque, une atmosphère, un style subtil. Les nouveaux locataires sont de charmantes voisines qui vont faire chavirer le coeur d'un adolescent et d'un père. Découvrez ce tableau de moeurs, intelligemment composé, souligné de petites touches mystérieuses ou révélatrices. Intime, ouaté et intriguant.

Pour les psychologiques, Valentine outside de Liza Ward. Ce roman choral faisant écho à la célèbre cavale de Bonnie et Clyde s'avère d'une grande puissance narrative. A travers les personnages qui évoluent entre passé et présent, le lecteur s'introduit subrepticement dans leur intimité et leurs angoisses. Un véritable coup de maître qui fascine longtemps après sa lecture.

dimanche 12 juin 2011

Une histoire de Femme de Chambre, ça vous Dit ?

Actualité oblige, j'ai décidé de vous faire partager ma lecture de Femme de chambre, de l'auteur allemand Markus Orths.
Lynn sort d'un séjour dans un établissement où elle a subi plusieurs thérapies, sans que nous sachions précisément pourquoi. Ce qui est sûr, c'est que Lynn a un fort penchant pour la propreté : récurer, astiquer, brosser, dépoussiérer, aspirer, de manière clinique. Elle va trouver un travail en accord avec ses manies : femme de chambre. Mais la solitude, la maniaquerie obsessionnelle, peut-être son autisme, vont l'attirer vers une étrange addiction à savoir ausculter les objets laissés, en faire une analyse méthodique pour révéler les habitudes et la part d'ombre des clients. Jusqu'au jour où surprise, enfilant une chemise, elle se cache sous le lit. Il va en être ainsi chaque mardi, Lynn s'immiscera dans la vie privée des gens, pour vivre la vie des autres, elle qui n'en a pas.
A tout moment, à la lecture de plus en plus avancée de ce roman, je tremblais pour Lynn de peur qu'elle ne soit découverte par l'un ou l'une des clients. Ceci s'explique sûrement par la mise en abîme du récit : Lynn vient faire intrusion dans la vie d'inconnus, curiosité mal placée  dans laquelle le lecteur lui aussi s'inscrit, en empathie avec la protagoniste. Le lecteur se trouve du coup, mal à l'aise, dans une position de spectateur et plus encore de voyeur, rentrant ainsi dans l'intimité des  clients de l'hôtel.
Le style quant à lui, qui se veut abrupte et froid semble détourné par l'intrusion d'un personnage doté d'une émanation toute érotique, qui plonge le lecteur dans une espèce de torpeur. Il faut absolument lire Femme de chambre, un ouvrage troublant, sensuel et psychologique dont le thème principal demeure la perte de liens avec le monde qui nous entoure. 
Un très bon roman.


Femme de Chambre, Markus Orths, éd. Piccolo 7 €

vendredi 10 juin 2011

Rentrée Littéraire 2011 : la Suite

Duong Thu Huong
Alors, aujourd'hui, je vous envoie des nouvelles du front. Et avant toutes choses, je voudrais lancer des paris concernant le prix Goncourt !! mon désir le plus intense serait de voir couronné les éditions Sabine Wespieser et pourquoi pas pour cette rentrée, Diane Meur (Les vivants et les ombres - LGF). Alors, n'hésitez pas à aller à la pêche aux infos et faire d'ores et déjà, les pronostics sur les lauréats présumés des futurs prix !
Chez ce même éditeur que j'adore, vous l'aurez bien compris, figurera Clara Dupont-Monod (rédactrice chez Marianne La passion selon Juette - LGF) et chère à mon coeur, Duong Thu Huong (Terre des oublis - LGF).
Les éditions Zulma, ces éditions aux couvertures si reconnaissables par leurs motifs textiles si chatoyants, mettront en avant Hubert Haddad (Palestine - LGF). 
Enfin, les éditions Bourgois offriront un nouveau Laura Kasischke (La couronne verte - LGF) et chez Métaillié, nous retrouverons l'univers sombre de John Burnside (Un mensonge sur mon père - Points).

lundi 6 juin 2011

Rentrée Littéraire 2011 : la Valeur Refuge

Paul Auster, Dieu
En exclusivité, je vous donne quelques noms, pèle-mêle, des auteurs qui sortent pour cette rentrée littéraire de septembre qui se veut encore cette année rassurante. Une sélection très personnelle. Alors, à vos crayons, LET'GO MARCO !!! Des grands noms, des romanciers qui n'ont pas paru d'ouvrages depuis très longtemps, des surprises et des moments délectables en perspective.
Mon chouchou, un des auteurs qui m'a le plus touché : David Vann avec un nouvel opus, Désolations chez Gallmeister. Et la très bonne nouvelle, il s'agit de la sortie en poche de Sukkwan Island du même auteur, dans la collection Totem. 
Chez Gallimard, Boualem sansal (Le village allemand - Folio), David Foenkinos (La délicatesse - Folio), Eric Fottorino (L'homme qui m'aimait tout bas) et l'islandais, Jon Kalman Stefansson (Entre ciel et terre - Folio) ouvriront le bal. 
Du côté de chez Grasset, Frédéric Beigbeder que l'on ne présente plus, Sorj Chalandon (Le traitre - LGF) et Eric Reinhardt (Cendrillon - LGF), qui dit mieux ? 
Chez Stock, ma préférence s'oriente vers Brigitte Giraud dont j'adore l'écriture (Une année étrangère - Stock, L'amour est très surestimé - LGF), Laurence Tardieu (Un temps fou - LGF) et la très attendue, Sofia Oksanen, avec un ouvrage dont l'écriture précède l'inoubliable Purge. 
Au Seuil et à L'Olivier, Véronique Ovaldé (Ce que je sais de Vera Candida - L'Oliver, Et mon coeur transparent, Déloger l'animal - J'ai lu), un autre chouchou, Christian Oster qui change de crémerie, en délaissant les Editions de Minuit, espérons que ce transfert le fasse découvrir à un plus large public (Une femme de ménage - Minuit double adapté au cinéma, par Claude Berry avec Jean-Pierre Bacri et Emilie Dequenne), Patrice Pluyette (La traversée du Mozambique par temps calme - Points) et deux grands auteurs étrangers, Jonathan Franzen dont Les Corrections avait marqué mon esprit et Arturo Perez-Reverte. 
Chez les arlésiens d'Actes Sud, Metin Arditi, Hélène Frappat, Kaoutar Harchi, Denis Lachaud, Lyonel Trouillot et... et....PAUL AUSTER !!!!! La suite au prochain épisode.